LA FIERTE MESULMANE EST SOMNOLENTE...

Publié le par Leopold Weiss

Il n'y avait pas lieu de s'étonner, me dis-je, si, renforcées par des exemples aussi tangibles de la décadence mesulmane, tant d'opinions fausses sur l'islam prévalaient en occident. Ces idées occidentales courantes pouvaient être résumées ainsi: Le déclin des mesulmans est dû principalement à l'Islam qui, loin d'être une idéologie religieuse comme le christianisme ou le judaïsme, est plutôt  un mélange impur de fanatisme d'hommes du désert, de sensualité grossière, de superstition et de fatalisme muet empêchant ses adhérents de participer au progrés de l'humanité vers des formes sociales plus élevèes; au lieu de libérer l'esprit humain de l'oscurantisme, l'islam les a plutôt resserrées; en conséquence, plus vite les peuples mesulmans seront émancipés des croyances et des rêgles sociales de l'Islam pour adopter le mode de vie de l'occident, mieux cela vaudra pour eux-mêmes et pour le reste du monde....

Mes observations personnelles m'avaient maintenant persuadé que l'occidental moyen se faisait de l'Islam une image extrêmement déformée. Ce que je lisais dans les pages du Coran n'était pas une conception du monde "grossièrement matérialiste", mais au contraire une intense conscience de Dieu s'exprimant dans une acceptation rationnelle de toute la nature créée par Dieu; c'était une synthèse harmonieuse de l'intellect et des besoins des sens, des impératifs spirituels et des nécessités sociales. Il me devenait évident que la décadence de des mesulmans n'était due à aucune insuffisance de l'Islam, mais bien plutôt à leur propre incapacité de le vivre pleinement.

En effet ce fut l'Islam qui conduisit les mesulmans des premiers âges à d'extraordinaires sommets culturels en dirigeant toutes leurs énergies vers la pensée consciente en tant que seul moyen de comprendre la nature de la création de Dieu, et par là, sa volonté.

Le Prophète arabe a dit que le recherche de la connaissance est un devoir très sacré pour tout mesulman, homme et femme. Quand ils méditaient cet enseignement du Prophète disant que Dieu n'a créé aucune maladie sans créer aussi un remède contre elle. Il en résulta que la recherche médicale prit le caractère sacré d'un devoir religieux. Ils avaient lu ce verset du Coran :"Nous avons créé toute chose vivante à partir de l'eau ".Ils posèrent de cette sorte les fondements d'une science: LA BIOLOGIE.

Le Coran désignait l'harmonie des étoiles et de leurs mouvements comme des témoignages de la gloire du Créateur; dès lors les mesulmans se mirent à l'étude de L'ATRONOMIS ET DES MATHEMATIQUES. avec une ferveur qui, dans d'autres religions, aurait été reservé uniquement à la prière.

En effet dès les IXe et Xe siècles; des astronomes mesulmans étaient arrivés à la conclusion que le terre était sphérique et qu'elle tournait autour de son axe, que la terre tournait autour du soleil.

De même fut étudier la chimie, la physique, la physiologie et autre sciences.

Ils ne firent d'ailleurs rien d'autre que de suivre les dires du Prophète: "A quiconque part à la recherche de la connaissance, Dieu rendra aisé le chemin du Paradis; le savant marche dans la voie de Dieu; la supériorité du savant sur l'homme seulement pieux est pareille à la supériorité de la pleine lune sur tous les autres astres; l'encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs"

Durant toute la période créative de l'histoire mesulmane, correspondant à cinq siècle après la mort du Prophète, la science et l'instruction n'avaient pas de plus grand défenseur que la civilisation mesulmane elle-même et aucune patrie plus sûre que les pays où dominait l'Islam.

La vie siciale était également imprégnée des enseignement du Coran. En un temps où dans l'Europe chrétienne, une épidémie était considérée comme une punition de Dieu à laquelle l'homme n'avait qu'à se soumettre humblement, les mesulmans suivaient déjà depuis longtemps l'injonction de leur Prophète leur recommandant de combattre les épidémies en isolant les localités et zonzs infectées. Et alors que le mêmes les rois et nobles de la chrétienté regardaient le bain comme un luxe  presque indécent, même la plus pauvre des maisons mesulmanes avait au moins une salle de bains cependant que des bains publics perfectionnés étaient chose courante dans toute ville mesulmane( au IXè siècle par exemple, Cardous comptait 300 bains). Tout cela correpondait cet enseignement du Prophète disant que le propreté est partie de le foi. Un mesulman n'entrait pas en conflit avec les exigence de la vie spirituelle s'il prenait plaisir aux belles choses du monde matériel, car, d'après le Prophète, Dieu aime voir sur Ses serviteurs une évidence de Sa bonté.

CE NE FURENT PAS LES MESULMANS QUI ONT FAIT LA GRANDEUR DE L'ISLAM; C'EST L'ISLAM QUI A FAIT LA GRANDEUR DES MESULMANS.

Mais dès que leur foi devint routine et eut cessé d'être un programme de vie mis consciemment en pratique, l'élan créateur qui étayait leur civilisation déclina, laissant graduellement la place à l'indolence, à la stérilité et à la décadence culturelle.

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Publié dans MA RELIGION

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