MON ENTREE EN ISLAM.
Un agent de police vivant dans un pays musulman a écrit la lettre qui va
suivre à un Cheikh. Cette lettre décrit les événements qui ont mené à son
retour à Allah...:
Les accidents et victimes de la route faisaient partie de mon quotidien au
travail, mais un jour un incident différent s’est produit.
Mon partenaire et moi nous étions garés sur la bande d’arrêt de l'autoroute
et avions commencé à discuter. Mais en une fraction de seconde, tout a
changé lorsque nous avons entendu le bruit horrible de corps et de métal
fusionner. Nous nous sommes aussitôt retourné pour voir ce qui venait de se
passer : une collision de front, résultat d'un véhicule qui venait de
glisser sur la route en plein milieu de la circulation.
Impossible de vous décrire le carnage. Deux jeunes hommes étaient étendus
dans la première voiture, tous les deux se trouvaient dans un état critique.
Avec précaution nous les avons portés puis éloignés de la voiture avant de
les reposer au sol.
Nous sommes très vite repartis pour secourir le conducteur de la deuxième
voiture. Mais il était mort. Nous sommes alors retournés vers les deux
jeunes hommes couchés côte à côte sur le trottoir.
Mon partenaire commença alors à leur réciter la Chahadah. “Dites: La iIaha
illAllah, La iIaha illAllah…” ... mais leurs langues refusèrent de
témoigner. Ils commencèrent plutôt à murmurer, comme sous hypnose, les
paroles d’une chanson. J’étais horrifié. Mais mon partenaire, qui avait de
l'expérience, continua à leur répéter son instruction.
J'étais debout et j’observais, sans faire le moindre mouvement, le regard
fermé. De toute ma vie jamais je n’avais vu pareille chose. En fait, je
n'avais jamais vu quelqu'un mourir devant moi, et encore moins d’une façon
aussi satanique.
Mon partenaire continuait à leur dire de réciter la Chahadah mais cela ne
servait à rien. Le murmure de leur chanson finit par prendre fin, laissant
lentement place au silence. Le premier se tus, puis ce fut au tour du
deuxième. Pas le moindre mouvement. Ils étaient morts.
Nous les avons alors emmenés jusqu’à notre voiture de patrouille, mon
partenaire ne me dit pas un mot. Nous n’échangeâmes pas même un soupir sur
le trajet transportant les cadavres à l'hôpital le plus proche …
L'officier de police retomba de nouveau dans la routine, raconte-t-il, et
commença à s’éloigner du chemin d'Allah. Mais un autre événement particulier
eut lieu dans sa vie et scella cette fois-ci son retour à Allah. Il poursuit
ainsi son récit :
Quel drôle de monde. Après quelque temps, environ six mois, un accident
étrange eut lieu. Un jeune homme conduisait normalement sur la route, mais
dans un des tunnels menant à la ville, il fut mutilé à cause d’un pneu
crevé.
Il s'était garé sur le côté dans le tunnel et était sorti chercher une roue
de secours à l’arrière du véhicule. Le bruit sifflant d'une voiture roulant
à toute vitesse arrivait derrière. Une seconde après, elle entrait en
collision avec la voiture stationnée, le jeune homme se trouvant entre les
deux véhicules. Il tomba au sol gravement blessé.
Je me précipitai alors sur les lieux, accompagné d’un autre partenaire
différent de celui de l’accident précédemment mentionné. Nous transportâmes
ensemble le corps du jeune homme jusqu’à notre voiture de patrouille et
téléphonâmes à l'hôpital pour qu’ils se tiennent prêts pour son arrivée.
C'était un jeune adulte dans la fleur de l'âge. On devinait qu’il était
religieux par son apparence. On l'entendait chuchoter des paroles en le
portant, mais dans notre hâte, nous n'avions pas prêté attention à ce qu'il
disait.
Cependant, lorsque nous l'avons placé sur le dos dans la voiture de
patrouille nous avons fini par comprendre ce qu’il disait. Malgré la
douleur, son coeur récitait le Coran ! Il était tellement absorbé dans sa
récitation.. Soubhan Allah, nul n'aurait pu croire que cette personne
souffrait de douleurs atroces.
Trempés de sang, ses vêtements avaient viré au rouge cramoisi, ses os
avaient certainement éclatés en plusieurs endroits. Pour dire la vérité, il
avait le regard fixe de celui qui venait de voir la mort.
Il continuait à réciter de sa voix unique et tendre. Récitant chaque verset
dans un rythme posé. De toute ma vie, je n'avais jamais entendu une telle
récitation. Je me dis alors, je vais.. je vais lui dire de réciter la
Chahadah tout comme l’avait fait mon ami; surtout maintenant que j'avais
appris de ma précédente expérience.
Mon partenaire et moi écoutions attentivement cette voix douce. J’en eus des
frissons dans le dos et le haut du bras, j’en avais vraiment la chair de
poule.
Soudain, il cessa sa récitation. Je le regardai silencieusement lorsqu’il
leva légèrement la main. Il avait l'index pointé vers les cieux, récitant la
Chahadah (La ilaha illa Allah). Puis... sa tête retomba. Et plus rien.
Je sautai alors sur le siège arrière pour sentir son pouls sur sa main, son
coeur, et sa respiration. Il était mort !
Je ne pouvais cesser de le regarder. Je laissai couler une larme mais
honteux je la cachai aussitôt. Je me retournai vers mon partenaire et lui
dit que la vie du garçon s’était arrêtée là - il a éclata alors en sanglots.
En voyant cet homme pleurer ainsi devant moi, je n'ai pas pu me contrôler et
mon partenaire disparut alors de ma vue du fait de mes propres larmes. La
voiture de patrouille elle-même était à peine visible du fait de l’émotion
que j’éprouvais.
Nous arrivâmes à l'hôpital. Tout en traversant les couloirs avec
précipitation, nous racontâmes à tous les médecins, les infirmières, et les
personnes présentes ce qui était arrivé. Tant de personnes furent touchées
par notre récit, certains en restèrent immobiles et muets, les yeux pleins
de larmes.
Aucun d’eux ne voulut quitter le jeune garçon avant de s’assurer de l’heure
et du lieu de son enterrement.
Un membre du personnel de l'hôpital téléphona à son domicile. Son frère
répondit et fut informé de l'accident.
Voici ce que son frère nous raconta à son sujet : Il avait pour habitude de
sortir tous les lundis visiter son unique grand-mère qui habitait en dehors
de la ville. Chaque fois qu’il lui rendait visite il prenait soin de passer
du temps avec les enfants pauvres qui erraient dans les rues et les
orphelins.
Le village le connaissait bien - il était pour eux celui qui leur apportait
des livres et des k7 sur l’Islam. Son Mazda poussiéreux était toujours plein
de riz et de sucre et même des sucreries ; jamais il n’oubliait d'apporter
des sucreries aux familles qui étaient dans le besoin.
Personne ne pouvait le décourager de prendre le long voyage qui conduisait
jusqu’à ce village. Il répondait toujours poliment que ce long trajet lui
permettait de revoir le Coran et d’écouter des cassettes de lectures
islamiques.
Et... et que grâce à chaque étape conduisant à la ville il espérait trouver
une récompense auprès d’Allah...