AMOUR DU PROPHETE (partie III)

Publié le par Amr KHALED

Les deux personnes que le prophète chérissait le plus au monde sont mortes le même mois, sa femme aimée Khadîdja qui était constamment à ses côtés depuis le début de sa mission, qui l’aidait avec son argent, l’encourageait et le consolait ; et Abou Taleb son oncle et son protecteur.

 

S’il vous appartenait de décider le moment de leur mort, vous diriez qu’il serait préférable qu’ils meurent plus tard, après que le prophète ait complètement fini de remplir sa mission, après la victoire de l’Islam ! Mais non, Allah en a décidé autrement pour une raison judicieuse. C’est comme s’Il disait à son messager qui comptait énormément sur l’aide de sa femme et la protection de son oncle : A présent que tu es seul, sur qui vas-tu compter ? Tu n’as personne que Moi pour t’aider !
Allah nous enseigne par cet incident que nous ne devons pas compter sur le soutien de nos semblables qui sont en fin de compte aussi faibles que nous, mais de toujours nous tourner vers Lui dans nos prières et nos prosternations.

 

Mais qu’allait faire le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) après ce triste événement ? Allait-il désespérer et abandonner son but?

 

Au contraire, le prophète se remit très vite à son projet et accompagné de Zaïd Ibn Harita se dirigea vers A-Taif, ville située à 100 Km de la Mecque , et tout décidé d’accomplir la mission dont Allah l’a chargée, le prophète y alla à pied !
Le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) avait à ce moment 50 ans !

Arrivé à A-Taif, il rencontra trois hommes qui étaient les chefs de la ville. Le prophète leur présenta l’Islam, leur récita des versets du Saint Coran et attendit leurs avis. L’un d’eux s’exclama : « Allah n’a pas trouvé mieux que toi pour lui allouer l’honneur d’être son messager ?! » ; le deuxième répliqua sèchement : « Par Allah, même si je te vois accroché à la parure de la Kaâba jurant que tu es prophète, je ne te croirais pas ! » ; le troisième, cynique, dit: « Ou tu es réellement un prophète et donc tu es trop digne pour que je te parle, ou bien tu ne l’es pas et alors tu es trop indigne pour que je t’adresse la parole ! »
« Si vous ne voulez pas embrasser l’Islam soit, mais n’informez pas Quoraïche de ma venue ! » Leur demanda le prophète découragé par leurs réponses.
« Par Allah, nous leur dirons ! » rétorquèrent-ils avec véhémence.
Les trois chefs ne se contentèrent pas de ce refus, ils défendirent au prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) de partir. Ils rassemblèrent les gens de la ville et les arrangèrent en deux rangs parallèles sur la route et leur ordonnèrent de jeter des pierres sur le prophète jusqu’à ce qu’il sorte de la ville !

 

Le prophète, accompagné de Zaïd, quitte la ville sous une pluie de pierres et d’insultes, Zaïd tout en marchant essayait d’empêcher les pierres d’atteindre le prophète, mais malgré tous ses efforts, le prophète fut blessé. Lorsqu’ils purent enfin s’éloigner, ils allèrent se réfugier sous les arbres d’un jardin situé à la sortie de la ville.
Le prophète se sentant abandonné dit cette prière
: « Ô Allah, à Toi j’émets ma faiblesse et mon impuissance et la dureté des gens envers moi; à qui laisses-Tu le soin de me protéger ? A un ennemi qui me brutalise ou bien à un parent qui décide de mon sort ? Si Tu n’es pas fâché contre moi, cela m’est égal ; mais ta bienveillance est plus bonne pour moi… »

 

fâché contre moi, cela m’est égal ; mais ta bienveillance est plus bonne pour moi… »

 

  • Un garçon travaillant dans le jardin eut pitié du prophète et lui apporta un peu de nourriture. Le prophète accepta son offre et avant de manger il dit : « Au nom d’Allah », le garçon surpris dit : « Je n’ai jamais entendu quelqu’un de ce pays prononcer ce mot ! »
    Le prophète lui demanda gentiment :
    -Quel est ton nom ?
    - Addas.
    -De quel pays es-tu Addas ?
    -Je suis originaire de la ville de Ninaoua
    -C’est la ville De Younous ibn Matta
    -Comment connaissez-vous Younous ibn Matta? S’enquit le garçon intrigué.
    -C’est mon frère. Il était prophète et je suis prophète. Répondit Le prophète gentiment.
    Le garçon ému se jeta sur les pieds du prophète et les embrassa. Ces mêmes pieds qui, quelques instants plus tôt étaient violemment criblés de pierres et qui saignaient encore, étaient à présent vénérés et embrassés !
    Ceci était une réponse à la prière du prophète, Allah lui envoie le petit garçon pour le consoler.
    C’est ainsi que fait Allah pour chaque personne qui se prosterne devant Lui et recherche auprès de Lui apaisement et réconfort

  • Un moment après, l'Ange des montagnes vint voir le prophète, le salua et lui dit : "O Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m’a envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux les deux grandes montagnes qui dominent La Mecque ?". - "Non, répondit le prophète, car du dos de ces impies, j'espère qu'Allah fera sortir des fidèles qui L'adoreront Seul sans Lui donner d'associés".
    Le prophète a supporté cette dureté pour nous, il espérait que nous serions de bons musulmans, seulement, le sommes nous vraiment ?!

     

  • Sur le chemin du retour à la Mecque , le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) faisait la prière de la nuit. Les djinns l’entendirent et embrassèrent l’Islam, ce fut une nouvelle consolation pour le prophète. Allah loué soit-Il dit : « Dis: «Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille, puis dirent: «Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. » Sourate Al- Jinn versets 1,2.

Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés), continua à redoubler d’efforts et alla présenter l’Islam dans différentes tribus en espérant trouver du soutien sans résultat. Ces recherches infructueuses durèrent trois années.

Un jour il rencontra six jeunes hommes venus de Médine, il n’hésita pas à leur présenter l’islam malgré leur jeune âge, ils acceptèrent rapidement d’embrasser l’Islam et lui offrirent tout de suite leurs services. Mais le prophète leur demanda de retourner à Médine et d’essayer d’en parler à d’autres personnes. Quand ils revinrent l’année suivante, ils étaient au nombre de douze ! Cette fois le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) demanda à l’un de ses compagnons de les accompagner à Médine pour leur apprendre l’Islam. L’année d’après ils étaient 72 hommes et deux femmes. Encouragé par leur nombre, le prophète leur promit de les rejoindre bientôt à Médine.
Le jour où Le prophète arriva à Médine, chaque maison de la ville abritait au moins un musulman ! Tout ceci était l’œuvre de six jeunes personnes !

Cela signifie que si les jeunes de chaque génération sont sérieux et responsables, la Umma se porterait bien !

la suite birntôt inchALLAH

 

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H
Macha'ALLAh,  le prophète(sws) c'est fatigué pour tous les musulman<br /> Malgré qu'il a perdu sa femme et son oncle, il a quant même continué<br />  
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